LE BULLETIN SIMPLI-CITÉ DU RQSV
Abonnement |
Participez au bulletin
| Archives
Bulletin Simpli-Cité :
Vol. 8, No. 4, Hiver 2008
Le thème de ce bulletin est :
« MOURIR...SIMPLEMENT ? »
Sommaire
Éditorial (vous pouvez le
lire
ici)
Éditorial
Mourir... Simplement ?
Proposer un Simpli-Cité sur le thème de la mort, un numéro qui sortirait en janvier (et non pas en novembre, LE mois des morts), c’était risqué.
Mais mon intuition s’est avérée juste : sous le couvert touffu de la jungle néo-libérale, des Simplicitaires n’avaient pas peur de sortir des ornières et de briser le tabou de la mort et de ses faux-fuyants. Ils se sont d’ailleurs commis dans de fort beaux textes. Des textes lucides, remplis de sens, émouvants à souhait, pas idéologiques pour deux sous, et parfois même… drôles!
Comme la simplicité volontaire, la mort se manifeste à contre-courant d’une société de performance et de course à l’exploitation des ressources de la planète pour posséder plus, plus, plus…
La mort défait nos plans. Elle est inéluctable. Tout le monde doit mourir. Richesses, puissance, contrôle, domination, vanité. Rien ne s’emporte en paradis. Comme le dit si bien la chanson : «Tout le monde veut aller au ciel, oui, mais personne ne veut mourir ! ». D’autres diront que la mort, c’est le seul domaine où règne la justice sur terre.
Personne ne veut mourir. Voilà bien là le drame. Nous sommes pourvuEs d’instinct pour conserver la vie : respirer, boire, manger, aimer, se reproduire. Étrangement, il ne semble pas y avoir d’instinct au niveau des individus pour nous guider vers la mort... sinon le suicide, la dépression, la guerre, et quelques autres manifestations du genre qui nous glacent d’horreur rien qu’à y penser.
La mort est pourtant naturelle. Les pommes de terre qui germent se ratatinent au profit d’une tige toute neuve qui assurera la pérennité de l’espèce. Les humains, comme les patates (je m’excuse, mais c’est comme ça!) meurent pour laisser la place à de jeunes pousses : les bébés de l’année.
Évidemment, il est plus facile d’accepter la mort quand elle se présente au soir de la vie. «Grand-maman est morte parce qu’elle avait fini sa vie. » Toutes les autres mortalités nous sont plus difficiles à accepter. Et la nôtre, comme individu, nous est particulièrement difficile à envisager. Parce que c’est ainsi que notre civilisation occidentale nous a
tricotéEs : notre petite personne occuperait une place incroyable dans l’univers. Alors qu’il en va tout autrement dans un tas d’autres régions du monde où chacun des individus se fond dans la collectivité, la tribu, le grand Tout. J’aimerais bien être née dans cet « ailleurs ».
Ici, nous éprouvons une telle frustration à l’idée de notre propre mort que nous nous comportons comme si elle ne devait jamais arriver. C’est le déni. Même quand vient la mort d’un de nos proches, nous ne nous arrêtons pratiquement plus : les services funéraires font à notre place et avec célérité ce qu’on leur dit de faire, moyennant rémunération. Mais la mort n’est pas pressée; elle nous attend tous et toutes. Elle est naturelle et inéluctable.
La mort correspond, oui, finalement, à une espèce d’instinct collectif au service de la vie. Comme dans une course à relais, nous naissons, nous nous reproduisons et nous mourons pour laisser la place à la génération que nous avons engendrée. C’est le truc que Dame Nature a trouvé pour que la vie sur notre planète puisse durer, durer, durer.
La mort d’un de nos proches est toujours une terrible leçon de vie. La mort nous invite à vivre à fond (je ne veux pas dire se défoncer !) pendant un temps «X» connu des dieux seuls, mais où nous pouvons choisir de vivre l’intensité du moment présent.
La simplicité volontaire vient nous rappeler que pour vivre intensément ce moment présent (généralement pour prendre bien soin du monde que l’on aime), mieux
vaut ne pas être trop absorbées par la surconsommation, l’accumulation des biens dans la course effrénée au standing social des «happy few».
Il n’y a qu’une justice : la mort. Et c’est une force de vie.
Retour en haut de la page
Participez au bulletin
Vous souhaitez envoyer des textes pour le prochain bulletin du
Réseau ? N’hésitez pas ! Vous souhaitez vérifier
la pertinence de votre idée avant de rédiger votre
article ? Communiquez avec nous !
Prochains thèmes
Printemps 2008 :Maisons et rénovations
On n’a pas toujours la possibilité de se construire une maison de rêve. Mais il semblerait qu’au Québec, on dépense beaucoup pour des rénovations.
Quels sont les impacts des rénovations sur l’environnement et dans le portefeuille ? Comment rénover « vert» ?
À quel moment un simplicitaire doit-il se dire « Là, c’est assez ! » ? Racontez-nous vos expériences…
La question qui tue :
Peut-on être heureux sans se lancer dans de coûteuses
rénovations ?
Date de tombée : 1er mars 2008
Beaucoup de
sujets intéressent nos lecteurs et lectrices.
Avez-vous
envie d’écrire sur la simplicité volontaire et… les
conflits, les vêtements, l’habitation, les médias, la
justice, la décroissance, la politique, l’environnement, la
spiritualité, la santé, l’entraide, etc.?
Nous ne
pouvons cependant promettre de publier tous les textes
reçus. Mais faites-vous plaisir en structurant votre pensée
avec des mots !
Retour en haut de la page
Abonnement au
bulletin Simpli-Cité
Si vous n'êtes pas membre du Réseau et désirez le devenir, vous pouvez le faire ici.
Si vous souhaitez simplement vous abonner au bulletin, il vous en coûtera 10 $ pour une année (4 parutions par année) si vous êtes un individu et 20 $ pour les groupes et institutions. Merci de nous faire parvenir un chèque au nom du RQSV ainsi que vos coordonnées postales et d'envoyer le tout à l'adresse suivante :
RQSV
1710, rue Beaudry, local 3.3
Montréal (Québec)
H2L 3E7
Retour en haut de la page
Archives des bulletins
- Simpli-Cité:Vol.8, No.3, Automne 2007
«Simplicité volontaire et décroissance»
- Simpli-Cité:Vol.8, No.2, Été 2007
«Réduire, réutiliser,
recycler, valoriser »
- Simpli-Cité - Vol. 8, No.
1, Printemps 2007
«
Ville, banlieue, village
ou campagne ? »
- Simpli-Cité - Vol. 7, No.
4, Hiver 2007
«
Sommes-nous seul(e)s sur
la planète simplicité volontaire? »
- Simpli-Cité - Vol. 7, No.
3, Automne 2006
« Cigale ou fourmi? »
- Simpli-Cité - Vol. 7, No. 2, Été 2006
« Simplicité, environnement et bonheur »
- Simpli-Cité - Vol. 7, No. 1, Printemps 2006
« Simplicité volontaire et rythme de vie »
- Simpli-Cité - Vol. 6, No. 3, Hiver 2006
« Simplicité volontaire et travail »
- Simpli-Cité - Vol.
6, No. 2, Automne 2005
« Simplicité volontaire
et famille »
- Simpli-Cité - Vol.
6, No. 1, Printemps 2005
« Simplicité volontaire
et alimentation »
- Simpli-Cité - Vol.
5, No. 3, Automne 2004
« Simplicité volontaire,
don et partage »
- Simpli-Cité - Vol.
5, No. 2, Été 2004
« Simplicité volontaire, loisirs
et vacances »
Vous retrouverez aussi les petites nouvelles du RQSV
Vous trouverez un document séparé du bulletin - Juin 2004
- Simpli-Cité - Vol.
5, No. 1, Printemps 2004
« Simplicité volontaire
et transport »
- Simpli-Cité - Vol.
4, No. 3, Hiver 2004
« Noël autrement
»
- Simpli-Cité - Vol.
4, No. 2, Été 2003
« Simplicité volontaire et
argent »
- Simpli-Cité - Vol.
4, No. 1, Hiver 2003
« Simplicité volontaire, conscience
et changement intérieur »
- Simpli-Cité - Vol.
3, No. 1, Automne 2002
« Rompre l'isolement »
- Simpli-Cité - Vol.
2, No. 4, Été 2002
- Simpli-Cité - Vol.
2, No. 3, Hiver 2002
« Retour sur le colloque sur la simplicité
volontaire »
- Simpli-Cité - Vol.
2, No. 2, Automne 2001
« Le commerce équitable
»
- Simpli-Cité - Vol.
2, No. 1, Été 2001
- Simpli-Cité - Vol.
1, No. 2, Printemps 2001
- Simpli-Cité - Vol.
1, No. 1, Été 2000 (version html disponible en ligne)
Retour en haut de la page |