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LE BULLETIN SIMPLI-CITÉ DU RQSV

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Bulletin Simpli-Cité : Vol. 8, No. 3, Automne 2007

Le thème de ce bulletin est : « Simplicité volontaire et décroissance  »

Sommaire

  • Éditorial (vous pouvez le lire ici)

-« Appel à la décroissance » par Serge Mongeau

La décroissance est l’issue du labyrinthe » par Jean-Claude Besson-Girard

Prospérité et richesse ou décroissance et simplicité » par Pascal Grenier

1er Août 2007, Un pont s’effondre à Minneapolis aux Etats-Unis…» par Alain Lavallée

La décroissance, un choix pour l’humanité » par Dominique D'Anjou

Vroum, Vroum, Vroum » par Pascal Grenier

RQSV-MQDC : diviser... pour mieux agir? » par Arthur Lacomme

Le Mouvement québécois pour une décroissance conviviale » par Arthur Lacomme

Un geste peut changer le monde! » par Dominique Boisvert

Pas de décroissance réussie sans Simplicité volontaire » par Louis Chauvin

Bref historique de la décroissance au Québec Pour favoriser la décroissance : la décentralisation» par Serge Mongeau

Trop, c’est comme pas assez! » par Diane Gariépy

-Un brin de lecture

-Agora

-Petites nouvelles

-Devenir membre du RQSV

 


Éditorial

L’avenir de l’humanité est menacé!

Des millions de personnes dans le tiersmonde manquent de l’essentiel tout en sachant que dans les pays industrialisés, ce sont les maladies liées à l’abondance qui constituent les principaux problèmes de santé. L’écart entre riches et pauvres s’accroît partout dans le monde. Les ressources renouvelables aussi bien que non renouvelables diminuent et leur accès amène des conflits de plus en plus graves. Les réserves en eau potable s’épuisent rapidement. Les organismes vivants contiennent toujours plus de polluants, avec comme conséquence pour les humains une
augmentation constante de diverses pathologies qui leur sont liées. Les gaz à effet de serre s’accumulent et provoquent un réchauffement climatique aux multiples conséquences. […]


Il faut agir, et tout de suite. Et s’attaquer aux vraies causes, à ce système économique fondé sur une incessante croissance mais qui n’est pas viable à long terme. Comment, en effet, croire qu’une Terre aux limites finies peut supporter une exploitation sans cesse croissante et illimitée de ses ressources et de ses capacités à détruire les déchets résultant de la production et de la consommation humaines? Déjà nous consommons comme si nous avions une planète et demie; en conséquence, nous dilapidons aujourd’hui le capital terrestre qui devrait répondre aux besoins des prochaines générations. Si tous les habitants de la planète consommaient comme nous, il faudrait cinq ou six planètes.
Et il faut bien réaliser que la plupart des Terriens, intoxiqués par les images répandues par nos médias, aspirent à notre mode de vie et voudraient consommer comme nous. D’ailleurs, les milliards de citoyens du tiers-monde qui ne peuvent aujourd’hui satisfaire à leurs besoins essentiels ont parfaitement le droit d’augmenter leur consommation.

Mais nous? Fort évidemment, nous devons trouver les moyens de diminuer notre consommation tout en répondant aux besoins de tous et en rétablissant l’équilibre avec ce que la planète peut nous offrir à long terme. Cela ne peut se faire en poursuivant notre croissance économique. Au contraire, il faut envisager une longue période de décroissance économique. Ce que d’aucuns considèrent comme une utopie est parfaitement réalisable. Certes, il s’agit d’un immense défi à relever, qui fera appel à l’imagination, à la solidarité et à la détermination.


Mais quelle occasion de nous donner un nouveau vivre ensemble plein de sens! Nous possédons déjà sur la Terre les moyens pour répondre à tous nos besoins; mais nous n’avons et n’aurons jamais de ressources suffisantes pour satisfaire à tous nos caprices, à tous ces désirs cultivés par une habile propagande qui permet à une minorité de s’enrichir monstrueusement.

Pour cela, nous devrons vivre autrement : ne plus nous isoler dans nos consommations individuelles insatiables et accorder au bien commun la priorité, en recourant davantage à des solutions collectives; mettre un terme à cette incessante quête de la richesse matérielle qui nous amène à une compétition acharnée où une minorité accapare toujours davantage; cesser de croire que les solutions viendront de nouvelles technologies. En fait, nous devons reconstruire notre société pour que tous disposent du minimum leur permettant de s’épanouir pleinement.


Nous y parviendrons en nous donnant les moyens de diminuer les écarts entre les riches et les pauvres, donc en nous assurant que notre société soit vraiment équitable; en tournant le dos à cette mondialisation qu’on veut nous imposer et donc en nous appuyant sur des économies plus locales, qui permettent d’éviter les énormes conséquences environnementales du mode actuel de circulation des marchandises de même que la perte des emplois locaux que les délocalisations provoquent, en même temps qu’elles entraînent une exploitation éhontée des travailleuses et travailleurs du tiers-monde et d’ici; en intensifiant nos relations avec nos concitoyens, nous donnant plus de services
collectifs, un plus grand accès aux activités culturelles et plus d’occasions de nous solidariser; en mettant un terme au gaspillage insensé des ressources qu’entraînent l’obsolescence planifiée, le jetable après usage et la publicité omniprésente; en multipliant les ressourceries et en encourageant la prolongation de la vie des objets, notamment par la réhabilitation des métiers de réparation (cordonnerie, couture, etc.).


Comment faire tout cela? D’abord, en commençant chacun dans sa propre vie à appliquer la devise de Gandhi «vivre plus simplement pour que les autres puissent simplement vivre», donc s’intégrer au courant de la simplicité volontaire.

Aussi, encourager toutes les initiatives qui vont déjà dans le sens de cette société que nous voulons instaurer : l’agriculture soutenue par la communauté, l’achat local, les cuisines collectives, le boycott des commerces tels que Wal-Mart, etc. S’opposer à la mondialisation néolibérale. Nous impliquer dans nos communautés locales, pour développer des services collectifs vraiment accessibles à tous. Enfin, reprendre le contrôle de notre système politique actuellement au service des mieux nantis; d’abord en empêchant nos gouvernements de poursuivre dans leur idolâtrie de la croissance et ensuite en édifiant un système politique qui corresponde à la vraie démocratie.


N’attendons pas les catastrophes annoncées, commençons à agir dès aujourd’hui.

 

 

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Hiver 2008 :Mourir... simplement

Mourir...
La mort, surtout en Occident nous plonge dans un grand désarroi, ce qui, dans une société de consommation, fait des gens endeuillés des proies faciles.  On dit qu'on meurt comme on a vécu. Est-ce bien vrai?  Comment s’aider à survivre au deuil? Est-ce bien vrai que ça coûte 10 000$ à une famille quand arrive une mortalité?  Les services funéraires privent-ils les familles de tous les gestes rituels pouvant les aider à bien vivre leur deuil? Faire affaire avec des gros propriétaires de pompes funèbres, des petites entreprises issues du milieu ou des coopératives funéraires? Incinération, cercueil scellé, exposition ou non? Les cimetières doivent-ils continuer le système des lots loués pour 99 ans? Accepteriez-vous être enterré-e dans une fosse commune pour sauver de l’espace? 
 

Date de tombée : 5 novembre 2007

Beaucoup de sujets intéressent nos lecteurs et lectrices.

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