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Bulletin
Simpli-Cité, Vol. 1, No. 1, Été 2000
Sommaire
du bulletin
- Éditorial
« Pourquoi un Réseau Québécois pour
la simplicité volontaire" par Dominique
Boisvert
(Pour lire l'article, cliquez ici)
- Place
des idées
« la coopération, clé du mouvement
perpétuel" par Maurice Rhéaume
(Pour
lire l'article, cliquez ici)
«
De bonnes idées sur un mode alphabétique" par
Revue
RND
(Pour
lire l'article, cliquez ici)
- Quelques
ressources Internet
(Pour lire l'article, cliquez ici)
- À
lire
« Votre vie ou votre argent ?" par François
Pelletier
(Pour
lire l'article, cliquez ici)
- Informations
sur le RQSV
(Pour lire l'article, cliquez ici)
Pourquoi
un Réseau Québécois pour la Simplicité Volontaire ?
Par
Dominique Boisvert, pour
le comité organisateur Beaucoup
de gens, au Québec, pratiquent une forme ou l’autre de ce qu’on
appelle « la simplicité volontaire », souvent sans même lui donner
un nom. Que ce soit dans le domaine de l’habitation, du transport,
du travail, de l’alimentation ou de la consommation par exemple,
ces gens cherchent à simplifier leur vie, à vivre plus écologiquement,
à être plus heureux avec moins, à retrouver du contrôle sur leur
vie ou à se donner le temps de vivre.
Certains
ont vécu comme cela toute leur vie, tandis que pour d’autres, il
s’agit d’un changement graduel et plus récent. Certains y sont venus
par choix et d’autres par nécessité : endettement excessif, course
folle de la vie moderne, épuisement professionnel, déception face
à la surconsommation, prise de conscience du gaspillage des ressources,
solidarité avec les plus démunis, recherche d’une plus grande cohérence
personnelle, besoin de retrouver le temps des relations humaines
et familiales, etc. Les motivations sont multiples mais le résultat
est semblable : de plus en plus de nos contemporains ressentent
« que ça ne peut plus durer comme cela », « que ce n’est pas une
vie », « que ça n’a pas de sens de perdre sa vie à la gagner »,
etc. Et ils cherchent des moyens de vivre mieux, d’être plus heureux,
en plaçant leurs priorités ailleurs que dans la course sans fin
à la consommation, à la performance et à la compétitivité.
Qu’est-ce
que la « simplicité volontaire »? Précisons tout de suite que l’expression
n’est pas une « marque déposée » et que des réalités similaires
se cachent sous d’autres appellations : frugalité, austérité joyeuse,
vie simple, retour à l’essentiel, etc. En anglais, on parle souvent
de « downshifting », insistant par là sur le processus même de simplification,
plus que sur le résultat obtenu. Mais quelle que soit l’appellation
(ou l’absence de nom!), il s’agit avant tout d’un courant social
de plus en plus important, qui se développe surtout depuis les années
80 dans plusieurs pays « développés ». Ce n’est ni un parti politique,
ni une religion, ni même un mouvement organisé. Il n’y a ni programme,
ni credo, ni hiérarchie pour dicter la marche à suivre. Il s’agit
plutôt d’une mouvance sociale qui, à travers des formes diverses
et souvent complémentaires, tente de répondre à des besoins profonds
ressentis par de plus en plus de gens.
Si
certains font remonter l’origine de ce mouvement à certains philosophes
grecs de l’Antiquité ou à l’écrivain et militant américain Henry
David Thoreau au 19e siècle, l’expression « voluntary simplicity »
date du début des années 80 aux États-Unis avec la publication du
livre de Duane Elgin. Ici même, au Québec, c’est en 1985 que Serge
Mongeau publiera son premier livre sur La simplicité volontaire.
Mais c’est au cours des années 90 que le mouvement prendra vraiment
son essor avec, notamment, la publication de nombreux ouvrages,
l’apparition de groupes d’étude et de soutien, le développement
de plusieurs organisations et réseaux (surtout aux États-Unis) et
la présence de plus en plus fréquente de ces questions dans les
médias.
Un
temps propice
Le meilleur
exemple de cette évolution rapide est l’accueil fait au livre de Serge
Mongeau sur la simplicité volontaire. La première version, publiée
en 1985, était pratiquement passée inaperçue, tant du public que des
médias. La plus récente version, modifiée et augmentée, a paru aux
Éditions Écosociété en 1998 et elle ne cesse d’être rééditée depuis.
Non seulement le livre est beaucoup diffusé mais la « couverture médiatique »
n’est toujours pas finie, deux ans plus tard et l’auteur est invité,
partout à travers la province, à venir parler du thème et de son livre
devant des auditoires toujours plus nombreux. Aux
médias qui demandent s’il s’agit d’une simple mode, nous avons l’habitude
de répondre : « Nous ne savons pas si la réponse qu’est la « simplicité
volontaire » se révélera, dans quelques années, une mode ou pas.
Mais nous savons que le besoin auquel elle répond, lui, n’est pas
une mode, mais qu’il est au contraire de plus en plus ressenti par
de plus en plus de gens. » C’est pourquoi il est peu probable qu’il
s’agisse d’une mode passagère. Bien au contraire, plusieurs analystes
des « tendances sociales » affirment qu’il s’agit du courant social
qui a progressé de la façon la plus spectaculaire depuis de nombreuses
années.
Et
c’est pour répondre ici à ce besoin croissant que le Réseau québécois
pour la simplicité volontaire (RQSV) a été mis sur pied.
Les
objectifs du RQSV
En effet,
la question revenait constamment, tant de la part des participantEs
aux conférences de Serge Mongeau que de la part des médias : si on
veut en savoir plus, faire quelque chose ou poursuivre la réflexion,
existe-t-il un endroit, un groupe ou une organisation à laquelle on
peut s’adresser? Et jusqu’à présent, la réponse était NON. Des ressources
nombreuses existaient aux États-Unis, mais il n’existait rien en français
ni au Québec. Le
RQSV vise précisément à combler cette lacune. Il a pour but de regrouper
ceux et celles qui s’intéressent à ce courant social, de leur permettre
ainsi de sortir de leur isolement (en favorisant les contacts entre
les membres intéressés par des sujets communs), de colliger l’information
et les ressources pertinentes dans les multiples domaines touchés
par la simplicité volontaire et de rendre celles-ci disponibles
au plus grand nombre, tant par le biais d’internet que par les publications
ou activités du Réseau ou de ses membres.
En
ce sens, le RQSV ne cherchera pas (du moins dans un premier temps)
à organiser lui-même ses propres activités car les domaines à couvrir
sont trop nombreux et il existe déjà une foule de ressources ou
d’organismes spécialisés dans les questions de transport, d’alimentation
ou de consommation par exemple. Le RQSV agira essentiellement comme
une plaque tournante, recueillant l’information et mettant ses membres
en contact avec les ressources existantes pertinentes. Quant aux
activités proprement dites, ce sont les membres du Réseau plutôt
que le RQSV lui-même qui les initieront selon leurs intérêts et
leur disponibilité; le RQSV, de son côté, en favorisera la réalisation
en faisant connaître ces initiatives de ses membres et en mettant
les gens intéressés en contact les uns avec les autres.
Un
Réseau jeune qui fait appel à chacunE
Né le
8 avril dernier, lors d’une rencontre qui réunissait, à Montréal,
une vingtaine de personnes venues du Saguenay, de la Beauce, de Québec,
de Granby, de Chambly et de la grande région de Montréal, le RQSV
s’est donné provisoirement un « comité d’organisation » composé de
cinq personnes : François Michon (coordination et finances), Maurice
Rhéaume (communications), François Pelletier (site internet), Jean-François
Labelle (bulletin et courrier électronique) et Gaétan Majeau (messagerie
et expédition). Ce comité d’organisation peut également compter sur
l’appui ponctuel de Serge Mongeau (qui, par ses nombreuses interventions
dans les médias et les rencontres publiques, fait connaître tant la
simplicité volontaire que le RQSV), de François Privé (qui, le premier
au Québec, a mis sur pied un site francophone consacré à la SV) et
de Dominique Boisvert (qui a publié le numéro de mars de la Revue
Notre-Dame, « Choisir de simplifier sa vie : pourquoi pas? » et qui
a participé activement au lancement du Réseau). Dès
le départ, le RQSV a convenu de se développer progressivement, au
fur et à mesure de l’augmentation et de l’implication de ses membres.
Il fonctionne donc entièrement sur une base bénévole et son développement
dépendra essentiellement de la plus ou moins grande participation
active de ses membres.
Dans
un premier temps, le RQSV s’est donné trois priorités :
- mettre
sur pied un site internet qui permette à tous les internautes
intéressés (qu’ils soient membres ou non du Réseau) d’avoir accès
au maximum d’informations disponibles et d’amorcer la dynamique
d’échanges interactifs du Réseau
- publier
un premier numéro du Bulletin (disponible sur internet, mais aussi
en version papier pour tous ceux et celles qui n’ont pas accès
à internet) afin de faire connaître officiellement la naissance
du RQSV et d’amorcer, tant auprès des membres que des autres organisations
et des médias, les interactions que le Réseau souhaite développer
- développer
graduellement une base de données regroupant tous les membres
du Réseau et les gens intéressés par la simplicité volontaire,
de même que leurs coordonnées et leurs centres d’intérêts, afin
de pouvoir favoriser les contacts entre eux en fonction d’intérêts
communs.
Afin de
faciliter l’accès maximum au plus grand nombre, il a été convenu que
le site internet serait entièrement gratuit et que toutes les informations
concernant le RQSV (y compris la version intégrale du Bulletin) y
seraient disponibles, tant pour les membres que pour les non-membres.
De même, afin de réduire les coûts au minimum, il a été convenu que
tous ceux et celles qui ont une adresse de courrier électronique recevront
normalement toutes les communications du Réseau par ce moyen. Cependant,
afin de signifier son « adhésion » au Réseau et d’appuyer ainsi son
travail, chacun sera invité à contribuer librement cinq dollars pour
devenir « membre en règle » du RQSV. Et tous ceux et celles qui n’ont
pas accès à internet ou qui voudraient recevoir la version papier
du Bulletin devront obligatoirement devenir membres et verser leur
contribution de cinq dollars afin de défrayer les coûts d’impression
et d’envoi du Bulletin. Voilà!
Le RQSV est lancé! Et moins d’un mois après sa naissance, non seulement
le site internet était-il opérationnel (bien qu’il continue de s’enrichir
continuellement), mais l’interaction avec des membres ou futurs
membres était déjà commencée : une personne de Rouyn-Noranda communiquait
avec le Réseau, par le biais du « groupe de discussion » disponible
sur notre site, pour nous envoyer un compte-rendu d’une conférence
de Serge Mongeau tenue la veille en Abitibi! La boule de neige est
amorcée : à chacun de vous de contribuer à la faire grossir...
Nous
attendons de vos nouvelles!
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La
coopération, clé du mouvement perpétuel
Par
Maurice Rhéaume, membre du comité organisateur
L’
humain qui vit en symbiose, ou du moins en harmonie avec son environnement
trouvera l’énergie nécessaire pour profiter de toutes les expériences
merveilleuses que lui offre la vie.
La
symbiose est l’association d’organismes qui se prêtent des appuis
mutuels ,c’est à dire qui coopèrent ensemble C’est l’essence même
de la vie sur terre. Le soleil coopère avec la terre et la pluie
pour permettre la croissance de la végétation. La végétation se
donne et coopère avec les animaux et les humains pour assurer leur
alimentation et ainsi s’établit la prémisse de la grande chaîne
de coopération.
Mais,
comme toute chaîne celle-ci n’a que la force de son maillon le plus
faible. Ainsi pour ne pas rompre le fragile équilibre de ce grand
flux et reflux des énergies, bref l’enchaînement de la vie, nous
devons apprendre à réinvestir dans la mesure où nous avons reçu.
Nous
espérons qu’en s’inspirant de ce principe, un réseau pour la Simplicité
volontaire puisse grandir et fleurir ici au Québec. Pour l’instant,
notre embryon de réseau québécois pour la Simplicité volontaire
ne compte que sur le dévouement de nos quelques bénévoles du comité
organisateur, ainsi dans l’attente de renfort, notre ambition doit
être modeste.
Dès
les premières rencontres, le comité organisateur a clairement exprimé
que la philosophie de gestion du réseau serait fondée sur une décentralisation
des pouvoirs.
Le
comité organisateur cherche d’abord et avant tout à favoriser la
formation de groupes autonomes de rencontre qui exploreront un ou
des thèmes inhérents à la simplicité volontaire : éliminer la surconsommation,
mieux gérer ses ressources personnelles (ses finances, ses talents,
son temps...), lutter contre l’isolement et le manque de solidarité
sociale, favoriser une approche écologique, etc.
L’objectif
de la formation d’un réseau ne se limite pas qu’ à mettre sur pied
des groupes de rencontre. Le réseau a aussi pour but de colliger
et de rendre disponible toute information susceptible d’aider ses
membres à vivre la simplicité volontaire. En plus de compiler et
de rendre disponible la documentation propre au mouvement, le réseau
cherche aussi à aiguiller les membres vers des ressources extérieures
qui s’inscrivent dans la foulée des efforts pour la simplicité volontaire.
Inutile
de dire que pour réaliser ces objectifs, le comité organisateur
a besoin d’assistance. Dans le but de mieux cibler ses interventions,
le comité a identifié des priorités d’action car rien ne sert de
ratisser trop large en sollicitant des compétences qu’on ne saurait
retenir ou encadrer. L’impossibilité de donner suite à la disponibilité
d’un bénévole a l’effet totalement contraire à la mobilisation.
Sur
la fiche d’inscription, on retrouve les modes de participation privilégiés :
personne ressource en région pour regrouper les intéressés, rédacteur
en chef du bulletin, rédacteur d’articles dans le bulletin, traducteur
de l’anglais au français, graphiste, membre du comité organisateur.
On recherche aussi quelqu’un qui voudrait réaliser la compilation
d’un bottin de ressources disponibles.
La
volonté de coopérer commence au moment de remplir sa fiche d’inscription,
en indiquant comment on veut s’aider en s’impliquant dans le réseau.
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De
bonnes idées sur un mode alphabétique
Gracieuseté
de la Revue Notre-Dame, parution du mois
de Mars 2000
Par
où commencer? Il n’y a pas de réponse valable pour tous. Mais les
mots peuvent suggérer des idées.
Simplifier
sa vie, c’est la rendre moins gourmande ou dépendante de l’argent,
du temps et des ressources de la planète. Il y a autant de façons
de le faire qu’il y a d’individus, puisque personne ne part du même
point, que les objectifs et les difficultés varient avec chacun
et qu’il s’agit d’un processus et non d’un point d’arrivée.
Comment
puis-je donc simplifier ma vie, si tel est mon souhait ? Voici,
au hasard de l’alphabet et de la vie quotidienne, quelques dizaines
de moyens concrets accessibles à tous, en fonction de vos goûts,
de vos besoins et de vos possibilités. Inutile d’essayer de tout
faire d’un coup ! Mais pourquoi ne pas commencer quelque part?
Achats
- La meilleure façon de s’assurer qu’on a vraiment besoin du bien
ou du service que l’on s’apprête à se procurer consiste à en retarder
l’achat de quelques jours ou de quelques semaines. Si le besoin
est réel, il subsistera; si ce n’était qu’un désir passager, il
aura été remplacé par d’autres et on aura économisé d’autant.
Agenda
- Nos vies semblent une course sans fin partagée entre les « à faire
» et les « à ne pas oublier ». Même repos et vacances doivent se
disputer une petite place sur la liste. Pour ralentir le rythme,
rien de mieux que de bloquer à l’avance une journée ou quelques-unes,
dans la semaine ou dans le mois, « qui n’existeront pas » pour d’autres
que moi. Réserve de liberté dans la grille horaire…
Argent
- L’argent dont on dispose provient autant de celui qu’on économise
que de celui qu’on gagne. Payer 10$ de moins un article en solde
équivaut à gagner 10 $ par son travail. Économiser, c’est travailler.
Automobile
- L’une des dépenses majeures du budget, dont on réalise peu les
coûts cachés, est liée à l’automobile. Prendre un taxi semble coûter
cher parce qu’on voit chaque fois l’argent sortir du portefeuille;
prendre l’auto semble ne rien coûter sous prétexte que les coûts
sont occasionnels. Pour plusieurs, les 7 000 $, 9 000 $ ou 12 000
$ annuels que coûte une auto (achat, dépréciation, immatriculation,
assurances, entretien et réparations, essence) représentent l’équivalent
de plus d’une journée de travail par semaine. Il existe, selon l’endroit
où l’on habite, diverses solutions plus économiques et écologiques
: transport en commun, taxi, covoiturage, location occasionnelle,
coopérative automobile, emprunt entre amis, bicyclette, etc. Même
sans renoncer à l’automobile, il est possible d’en réduire graduellement
l’usage et de rendre celui-ci plus collectif.
Cinéma
- On peut aimer le cinéma à bien meilleur marché. Il suffit d’y
aller les mardis ou mercredis plutôt que la fin de semaine, ou avant
18 h00 chaque jour, ou encore de fréquenter les cinémathèques ou
les clubs vidéo. Et d’éviter pop-corn, boissons gazeuses et chocolat
qui constituent le principal revenu des chaînes de salles de cinéma
!
Crédit
- Le pire ennemi du consommateur. Le premier conseil à donner à
une personne endettée est toujours de détruire ses cartes de crédit.
Apprendre à acheter uniquement quand on a l’argent pour payer (sauf
bien sûr sa maison) est le meilleur héritage qu’on puisse laisser
à ses enfants : c’est souvent une occasion de modération et toujours
la façon la plus économique d’acheter.
Enfants
- Il en coûterait 180 000$ pour élever un enfant jusqu’à sa maturité
! Foutaise ! Personne n’est obligé de tout acheter en neuf, d’envoyer
ses enfants à l’école privée, de répondre à tous leurs désirs et
caprices. Vêtements, jeux, équipements sportifs sont forcément de
courte durée pour des enfants qui grandissent. Raison de plus pour
se les transmettre entre parents et amis. Initier ses enfants au
partage d’objets usagés au lieu d’avoir toujours du neuf est un
service à leur rendre. Cela influencera leur budget pour toute la
vie.
Gratuité
Une réalité fondamentale à réintroduire au cour de l’économie et
de nos vies ! L’habitude (c’est plutôt une déformation soigneusement
planifiée) de tout mesurer par son utilité marchande ou monétaire
a déteint sur toute la vie et la société. On pense rentabilité,
performance, compétitivité, même dans les écoles et les hôpitaux.
Il est urgent de rappeler les poètes, les sages et les fous du roi.
La vie est autre chose qu’une compétition de bilans financiers.
S’il n’y a pas de place importante pour l’accueil, l’échange, le
don, le temps gratuit et l’inutilité, alors la vie n’a plus de place.
Impôts
- C’est la contribution indispensable de chacun aux services collectifs
dont on profite, même si chacun préférerait avoir plus en payant
moins. Il est possible de payer sa juste part tout en réduisant
la proportion de ses revenus prélevée en impôts. Voici trois façons
simples de le faire : mettre de l’argent de côté dans des REER,
qu’on peut au besoin utiliser durant les années moins «prospères
»; contribuer généreusement aux organismes de « charité » (les gouvernements
vous remboursent environ la moitié de ces dons); accepter de vivre
avec des revenus moindres, ce qui réduit les pourcentages d’imposition.
Livres
- Les bibliothèques québécoises sont dramatiquement sous-utilisées.
Combien de livres ai-je besoin de posséder en propre, pour les relire
ou souligner des passages ? Il est désormais, et de plus en plus,
possible de trouver livres, journaux, magazines, disques, cédéroms
et parfois même vidéos spécialisés dans les bibliothèques et phonothèques
publiques, y compris les nouveautés et les best-sellers.
Logement
- Autre poste majeur du budget. Pour en calculer le coût réel, il
faut tenir compte des coûts de transport, en temps, en énergie et
en argent, entraînés par son emplacement; il faut aussi l’envisager
à long terme, ce qui explique la boutade d’un ami qui se disait
« trop pauvre pour être locataire ». Parmi les façons d’en réduire
l’impact budgétaire, on trouve la copropriété, les coopératives,
le partage de logement, la mise en commun de services avec le voisinage.
Loisirs
- On en fait de plus en plus une marchandise commerciale. Au lieu
de jouer au Yum avec cinq dés, on achète le jeu de Yum en magasin.
On paie une fortune pour des matches professionnels pendant que
les estrades du sport mineur, amateur ou étudiant sont vides. On
va écouter de la musique au lieu d’en faire. Mais même la consommation
de loisirs peut être économique. Presque toutes les villes offrent
gratuitement ou à prix réduit une foule d’activités culturelles
ou de loisirs, souvent de très grande qualité : cinéma, théâtre,
concerts, spectacles, expositions.
Magasinage
- Les Américains consacreraient chaque semaine neuf fois plus de
temps à magasiner qu’à jouer avec leurs enfants ! Nécessité minimale
de la vie, l’achat est devenu pour plusieurs un véritable passe-temps.
On peut en réduire sensiblement le temps et le coût en regroupant
les achats en une seule sortie par semaine, en préparant une liste
des achats à faire et en s’y tenant, en magasinant par téléphone,
en partageant les « tuyaux» découverts.
Ménage
- Plus on a de choses et d’espace, plus il faut de temps et d’argent
pour entretenir, ranger, faire réparer. Les choses matérielles comme
celles de l’esprit peuvent devenir plus encombrantes qu’utiles,
si on n’y prend garde. D’où la nécessité de faire régulièrement
un « grand ménage » pour s’alléger des surplus accumulés ou devenus
superflus. On peut ainsi en faire profiter d’autres tout en réduisant
le gaspillage. Il n’y a rien comme un déménagement pour mesurer
notre capacité d’accumulation !
Mode
- La mode est un mécanisme social qui vise à renouveler constamment
les désirs en rendant ceux d’hier périmés. Elle sert principalement
à justifier le remplacement perpétuel de la consommation. Accepter
d’acheter les souliers à la mode...de l’an dernier vient de couper
sérieusement la dépense. Sans compter que, la mode étant cyclique,
ils redeviendront à la mode si on les garde assez longtemps !
Nourriture
- L’alimentation est une autre portion majeure et incontournable
du budget. On peut toutefois bien se nourrir à fort meilleur coût.
Il suffit de construire ses menus en fonction des aliments qui sont
en réduction chaque semaine. N’ayez crainte, avec la rotation des
« spéciaux », vous pourrez manger autant de poulet, de boeuf ou
de porc qu’avant. Si vous choisissez de réduire la consommation
de viande, ce qui est aussi meilleur pour la santé et pour l’écologie,
vous réduirez d’autant votre facture d’épicerie. Les aliments à
prix réduits pour « vente rapide » sont presque toujours d’aussi
bonne qualité, tout comme les produits de « marque générique ».
Ordinateurs
- Ces outils modernes et performants sont l’illustration parfaite
des avantages et des pièges de la technologie. La plupart nous offrent
infiniment plus de possibilités que ce que nous pourrons jamais
utiliser. Il est presque impossible d’en obtenir des versions «
simplifiées » en fonction de nos besoins réels. Les développements
très rapides sont planifiés pour rendre les modèles constamment
désuets, et les exigences croissantes des logiciels, des cédéroms
et d’Internet nous rendent prisonniers d’une course sans fin. D’où
la possibilité de se procurer des ordinateurs très performants pour
une chanson, à la condition d’acheter le modèle de pointe...d’il
y a six mois !
...
cet article se poursuivra dans le prochain numéro de Simpli-Cité
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Quelques
ressources sur internet
Il
existe, sur internet, énormément de matériel consacré à la « simplicité
volontaire » et aux sujets qui s’y rattachent. Et cela est particulièrement
vrai pour les sites américains (évidemment en anglais).
Ce
bref texte n’a pas pour but de répertorier l’ensemble de ces sites,
mais uniquement d’en mentionner quelques uns qui sont particulièrement
riches et importants (et qui vous permettront eux-mêmes d’établir
des liens avec beaucoup d’autres sites).
Commençons
par les deux sites québécois francophones (si vous n’êtes pas déjà
en train de naviguer dedans!) :
- www.digicom.qc.ca/~fprive/
: site personnel de François Privé, professeur de philosophie
du CEGEP d’Alma et l’un des membres fondateurs du RQSV, et qui
a été le premier site francophone québécois consacré à la simplicité
volontaire.
- www.simplicitevolontaire.org
: site officiel du RQSV.
Du côté
américain, l’un des sites les plus « centraux » est sans doute :
- www.simpleliving.net
: site de The Simple Living Network, qui regroupe, comme son nom
l’indique, une foule de ressources et de liens touchant la vie
simple.
Parmi les groupes importants auxquels il réfère, mentionnons :
- www.simpleliving.com
: site de Simple Living, The Journal of Voluntary Simplicity,
une publication papier trimestrielle consacrée à la SV, et :
- www.newroadmap.org
:site de The New Road Map Foundation, mise sur pied par Joe Dominguez
et Vicki Robin, les auteurs du best-seller « Votre vie ou votre
argent? » et les initiateurs du concept et du mouvement pour l’ « indépendance
financière ».
Signalons
aussi, du côté américain :
- www.newdream.org
: site du Center for a New American Dream, organisme sans but
lucratif qui publie le Bulletin « Enough! », qui entretient un
site internet très développé et qui organise des campagnes concrètes
pour contrer le mode de vie axé sur la surconsommation et le gaspillage.
Bonne
navigation !
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À
Lire : « Votre Vie ou Votre Argent ? »
Par
François Pelletier Dominguez,
Joe & Robin, Vicki
« Votre Vie ou Votre Argent »
Les Éditions LOGIQUES, 1997
463pp. ISBN 2-89381-422-2 LX-522
Pour
plusieurs personnes, l'argent est une source majeure de stress;
c'est une force qui exerce un pouvoir important sur notre vie.
Nous
occupons la majeure partie de nos journées à gagner, gérer ou dépenser
notre argent; nous avons souvent l'impression que l'argent contrôle
notre vie; pour certains , c'est même une certitude.
Vicki
Robin et Joe Dominguez ont développé en 1992, un programme unique
qui a déjà permis à plus de trois-quarts de million de personnes
de faire la paix avec leur argent.
À mi-chemin
entre la psychologie et la gestion financière, « Votre Vie
ou Votre Argent » est un guide pratique qui répond aux questions
que se posent tellement de gens: Ai-je assez d'argent? Est-ce que
mes dépenses, mes relations et mes valeurs s'harmonisent bien? Suis-je
heureux du travail que je fais? Comment puis-je passer plus de temps
avec ma famille et moins au bureau?
À travers
neuf étapes, les auteurs nous montrent comment : nous réconcilier
avec le passé, comptabiliser notre énergie vitale, voir enfin où
passe notre argent, diminuer nos dépenses et augmenter nos revenus,
nous acheminer vers l'indépendance financière en gérant intelligemment
nos finances. L'ensemble des thèmes est abordé simplement, clairement
et enrichi d'exemples qui en facilitent la compréhension et en rendent
la lecture agréable.
On
apprécie vraiment l'impact de ce livre, que si on se discipline
à suivre les étapes telles qu'elles y sont décrites, et à accomplir
les exercices qui y sont suggérés. Plusieurs exercices contenus
dans les premiers chapitres m'ont ouvert les yeux sur la réalité
de ma situation financière d'une façon que je n'aurais pu soupçonner.
L'apport
majeur de ce livre est de nous amener à comprendre que si le temps
c'est de l'argent, l'inverse est également vrai. Il s'ensuit que
plus nous dépensons, plus nous devons travailler, et moins nous
avons de temps pour nous. Les auteurs proposent également une alternative
au budget, qu'ils comparent à un régime amaigrissant qui ne marche
pas. J'ai découvert plusieurs thèmes, idées et suggestions qui m'ont
été utiles. Plusieurs lecteurs avisés jugent cependant discutables
les conseils des auteurs relatifs à l'investissement.
La
bibliographie est pertinente et abondante, bien que les ouvrages
cités ne soient pour la plupart disponibles qu'en langue anglaise.
Je
recommande fortement la lecture de ce livre à quiconque veut apprendre
à vivre en harmonie avec l'argent et reprendre en main sa santé
financière. Je considère « Votre Vie ou Votre Argent »
comme un ouvrage de base de gestion financière personnelle, ainsi
qu'un tremplin vers l'application pratique de la Simplicité volontaire.
Retour
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Comment
rejoindre le RQSV ?
Le
Réseau québécois pour la simplicité volontaire regroupe, sur une
base volontaire, tous ceux et celles qui s’intéressent à ce courant
social et qui veulent en favoriser le développement. Dans ce but,
vous êtes tous et toutes invités à en devenir membres et à appuyer
le travail du Réseau en versant une cotisation annuelle de cinq
dollars. Tous ceux et celles qui ont accès à internet, qu’ils soient
membres ou non du RQSV, pourront avoir accès gratuitement à toute
l’information (y compris le Bulletin du Réseau) qui sera rendue
disponible sur le site du RQSV. Cependant, ceux et celles qui n’ont
pas accès à internet ou qui désireraient recevoir une copie papier
du Bulletin du Réseau devront faire parvenir leur cotisation de
cinq dollars afin de défrayer les coûts d’impression et d’envoi
du Bulletin.
Pour
communiquer par la poste avec le RQSV, adressez vos envois au :
RQSV
a/s Éditions Écosociété
C.P. 32052
Succ. Les Atriums
Montréal
H2L 4Y5
Pour
communiquer avec le RQSV par courrier électronique : rqsv@simplicitevolontaire.org
Pour
consulter le site internet du RQSV : www.simplicitevolontaire.org
Nous
vous invitons également à vous inscrire et à participer à la liste
de discussion par courriel. Cette liste permet aux membres de discuter
entre eux des sujets qui les intéressent. Chaque message envoyé
à la liste est alors retransmis à tous ceux qui y sont inscrits.
Vous
trouverez toutes les informations nécessaires à ce sujet à la section
Liste de discussion
du site internet.
RAPPEL
IMPORTANT
Concerne
la version papier de ce bulletin N’oubliez
pas! Vous avez reçu ce premier numéro du Bulletin parce que vous
nous aviez fait connaître votre intérêt pour le Réseau et ses activités
en nous faisant parvenir vos coordonnées postales.
Si
vous voulez demeurer sur notre liste d’envoi et continuer à recevoir
le Bulletin par la poste, VOUS DEVEZ nous faire parvenir un chèque
de cinq dollars au nom de la « Fondation Echo-Logie » (avec mention :
pour le RQSV) à l’adresse suivante :
RQSV,
a/s Éditions Écosociété
C.P. 32052
Succ. Les Atriums
Montréal
H2L 4Y5.
Un
reçu de charité peut être émis pour tout don de vingt dollars ou
plus.
Et
profitez donc de l’occasion pour nous faire connaître vos coordonnées
complètes (numéro de téléphone, de télécopieur, adresse de courrier
électronique), de même que vos principaux sujets d’intérêts sur
la SV et vos disponibilités éventuelles pour donner un coup de main
au Réseau, en remplissant la fiche d’inscription que vous trouverez,
annexée à votre bulletin.
Merci
à l’avance de votre intérêt. Et faites connaître le Réseau autour
de vous!
Note:
Le formulaire d'inscription est situé sur le site à la section Devenez
membre.
Vous
voulez réagir?
Vous
avez des commentaires ou suggestions à faire suite à la lecture
du bulletin? N’hésitez pas à nous écrire.
Nous ne pouvons pas répondre personnellement à chacune des lettres
que nous recevrons. Nous lirons toutefois attentivement tous vos
envois et nous répondrons par les lignes du bulletin à certaines
des lettres reçues. Par cet échange dynamique, le Réseau et son
bulletin pourront être les outils de contact et de réflexion stimulants
que nous voulons qu’ils soient.
Note:
Il est également possible de réagir à un article paru dans le bulletin
par courriel à l'adresse: rqsv@simplicitevolontaire.org.
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